A toi, qui fut humble mais valeureux,
Qui n’a pas craint de devenir…
A toi, qui avançait, nomadisait, théâtralisait,
Toutes tes marches étaient spirituelles et faisaient cercle (triskell)
A nous, qui faisons partie de tes traces,
Tu offres cette liberté, silencieuse et éphémère, que le temps altère
Mais qui se rejoue en nous
A nous, qui rêverons longtemps encore dans les empreintes de tes pas effacés
Qui flottent désormais sur la lande lampaulaise comme un encens marin
A toi qui est parti, rien n’est changé…
Même si plus rien n’est pareil…
A toi, dont la mort rappelle la vie,
D’insulaire version singulière… bonté
A nous, qui sommes envahis de toi,
Petite pensée constante qui embrasse le quotidien.
A nous, tu passes le flambeau avec ce message :
Agissez comme si le prochain pas était le dernier, ce qu’il est
Au temps, qui laisse le passé exister au présent,
Il n’existe d’ailleurs que tant qu’il n’est pas passé,
A moi ! J’écoute le bruit que fait le temps et
J’entends en écho son reflet, l’espace, parler de ton absence…
Cornen
Pour le 18 août 2006.